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  • INTERVIEW DE EKOUÉ

    par Nicholas Read (2014)

     

     

     

    Bonjour  Ekoué, Merci de m’accordez cette interview, tu peux te présenter à nos lecteur qui ne connaissent pas Ekoué du groupe de rap « LA RUMEUR » ?

    Ekoué, 39 ans, je suis né à Villiers-le-Bel. J'ai grandi à Élancourt dans le 78 et cela fait bientôt 20 ans que j'habite dans le 18ème. J’officie au sein du collectif « La Rumeur » depuis 1996.

     

     

     

    Quel est ton métier exactement ?

    Je suis artiste et gérant associé d'une société de production.

    Je sais que tu es un passionné de Muay Thai, comment tu as découvert cet Art martial Thaïlandais ?

    A mon adolescence. J'ai découvert le Muay Thai par un ami breton, Greg et Khalid, un marocain. Nous habitions dans le même quartier. L'un pratiquait la boxe chinoise et l'autre le Kung Fu. Nous nous entraînions dans le parc en face de nos bâtiments après avoir visualisé des K7 VHS des combats de Kerner, Dekkers, Dany Bill, Hoost, Kaman etc… Greg a franchi le pas et s'est inscrit dans un vrai club de Muay...

    D’où te vient cette passion pour le Muay Thai ?

    Des différents combats que j'ai vu en K7 puis en vrai. C'est exactement le genre d'Art martial qui correspondait à mon tempérament !

     

     

     

    Tu as grandi en banlieue parisienne, dans ton quartier il y avait des clubs de Boxe Thai ?

    J'ai grandit à Élancourt dans le 78. Le seul club de Muay était à Plaisir, à une dizaine de kilomètres...

    Avant de découvrir le Muay Thai avais tu déjà fais un autre sport de combat ?

    J'ai fait un peu de judo et de la boxe chinoise, mais vraiment vite fait...

    Tu as pratiqué le Muay Thai, quel souvenir gardes-tu de ce sport ?

    C'est Guillaume Kerner qui m'a transmis l'amour définitif de ce sport. Il a été plus qu'un entraîneur. Il m'a enseigné que cet Art martial découlait d'une histoire séculaire. Il faut avant tout respecter cela avant d'appréhender ce sport !

     

    LE BAVAR, HAMÉ, GUILLAUME KERNER,  EKOUÉ

     

     

    En quelle année tu as commencé le Muay Thai ?

    J'ai commencé vers 16 ans mais à peine un an. C'était précisément à Plaisir. Puis je me suis mis à m’entraîner sérieusement vers l'âge de 21 ans.

    C’était dans quel club, avec quel entraîneur ?

    J'étais au Kajin club avec Guillaume Kerner !

     

     

     

    Comment tu as découvert ce club de Muay Thai ?

    Par hasard, en regardant la revue Karaté Bushido...

     

     

     

    Tu te souviens de tes premiers entraînements ?

    J'ai mesuré le travail à effectuer pour avoir une boxe véloce et maîtrisée... 

    Tu t’entraînais régulièrement ?

    J'essayais de m’entraîner au moins deux fois par semaine. C'était compliqué à gérer avec le « son » et les études...

    Dans le club il y avait des champions ? Est ce que tu les connaissais ?

    Oui mais pour être franc, j'étais plus sensible au parcours des futurs champions. Comme mon ami Dino Adad (Champion de France classe A) ou Mounir Bouti (Champion du Monde Amateur) !

     

    DINO ADAD ET MOUNIR BOUTI


     

    Tu mettais les gants avec les champions ?

    Non, j'étais pas au niveau pour.

    Quelle technique tu aimais le plus travailler à la salle ?

    Le middle aux paos.

    Tu aurais aimé faire une carrière dans la boxe ?

    Non ! Il y a des gens qui ont un don pour cela et il y a les autres… je n'ai pas honte de dire que je n'avais ni ce don et ni le niveau...

    Est ce que tu as eu l'occasion de faire de la compétition, de combattre sur un ring ?

    J'aurais dû combattre en C mais cela ne s'est pas fait...

     

     

     

    Est ce que tu es déjà partie en Thaïlande pour t’entraîner dans un camp ? 

    Non jamais. Mais j'ai mon meilleur pote Naref qui vit là bas !

    Tu connais des champions thaïlandais ?

    Bien sûr, mais étrangement j'ai toujours plus suivi les boxeurs européens. Que ce soit de l'école hollandaise et naturellement française.

    Que t'apporte la pratique du Muay ?

    Je ne pratique plus depuis 2006 en gros. Mais je compte reprendre en suivant les conseils de mon pote Dino par exemple...

    Le Muay Thai, c'est dur comme boxe, il y a les coups de coudes, les coups de genoux, tu aurais pu choisir une autre forme de boxe, pourquoi le Muay Thai ?

    J’aime les grands classiques de boxe anglaise comme tout le monde. Mais rien ne me fait plus vibrer qu’un combat de Muay thai. Il y a ce respect des traditions que je ne retrouve pas ailleurs.

    Le côté Art martial du Muay Thai c'est ce qui t’intéresse aussi ?

    C'est surtout ce qui m'intéresse !

     

    HAMÉ, EKOUÉ, LE BAVAR

     

    Actuellement tu continues toujours à t’entraîner ?

    Non plus du tout. Je compte reprendre Incha'Allah !

    Tu assistes parfois à des galas de Boxe Thai ?

    Récemment je suis allé voir Dino Adad  à Japy. Il a gagné aux points assez facilement d'ailleurs !

    Tu connais des grands champions d’aujourd’hui ou de l’époque,  quels sont ceux que tu apprécies ?

    De l'époque il y a ceux que je t'ai cité précédemment...

    Est ce qu'il y a des boxeurs qui t’ont marqué ?

    Kerner, Dany Bill, Dekkers, Krongsak, Prestia, Hoost, Kaman !

    Ils m'ont marqué car ils ont démystifié les fantasmes  autour de ce sport dans les années 90. Les médias avaient tendances à parler du muay thai comme des combats de pitbull clandestins. Il a fallu que ces grands champions montrent à la face de l'Europe combien ce sport était noble, professionnel et intense !

    Que penses tu du niveaux du Muay en France aujourd’hui ?

    Il y aura toujours des grands boxeurs en France. Notamment dans les quartiers. Je ne me fais pas de soucis pour la nouvelle génération.

    Quels combats, que tu as vu en direct, t'as fais le plus vibrer ?

    Dekkers VS Dany Bill !

    Tu connais bien Guillaume Kerner ?

    Oui c'est devenu un ami.

     

    GUILLAUME KERNER

     

     

    Si je te dis Kerner, cela évoque quoi pour toi ?

    Humilité, effort et respect des traditions. Un grand Monsieur !

    Si je te dis Dino Adad qu’on aperçoit dans le clip HORS-SUJET , cela te dis quoi ?

    Dino est également un ami. Je le connais depuis au moins 10 ans. C'est un monstre de travail. Il bosse tous le temps. A chaque fois que je le croise, il sort ou il va à l’entraînement ! 


    DINO ADAD



    LE CLIP "HORS SUJET"

     

     

    Tu peux nous parler de ta rencontre avec Dino ?

    Je l'ai rencontré au club Kajin. Nous avons des connaissances en commun du côté de Brochant. Il incarne à mon sens les plus saines valeurs du muay thai et du sport plus largement. Le travail et le dépassement de soi, l'humilité et le respect de l'adversaire. C'est un garçon qui regarde également l'avenir, qui obtient les diplômes adéquats pour transmettre aux jeunes générations. Il a fait et continu une brillante carrière et nous avons des projets en parallèle. Nous vous en parlerons au moment venu mais je crois pouvoir dire que nous regardons, humblement, dans la même direction. Je pense que nos jeunes ont besoin de figures exemplaires, dans le sport et au delà, et Dino en fait parti...

     

    DINO ADAD

     

    Tu es un membre fondateur du groupe LA RUMEUR, un groupe référence dans le milieux du Hip Hop Français, tu peux nous en parler ?

    Il suffit d'aller sur notre site www.laruemeurmag.com. Mais je résumerai La Rumeur en 3 dates. 19 ans de carrières, 8 ans de procès initiés par Sarkozy et 4 albums !

     

     EKOUÉ, HAMÉ, LE BAVAR

     

    Le Hip Hop et le Muay Thai font souvent bon ménage, tu connais d'autres rappeurs qui pratiquent le Muay Thai ou qui aiment cet Art martial ?

    Oui effectivement. Mais chacun doit rester à sa place. La musique c'est du spectacle, le Muay Thai c'est un art martial et une hygiène de vie. Si je dois faire référence à la boxe dans un clip, j'appelle un vrai praticien. Les rappeurs que se font mousser en faisant du sac ou des paos dans leurs clips, j’ai toujours trouvé ça bidon. C’est mon avis !  Il faut accepter d’être spectateur et mettre la lumière uniquement sur les boxeurs qui transpirent pour nous offrir le meilleur.

    Tu m'as parlé d’un projet sur le Muay Thai, tu peux nous en dire un peu plus ?

    Pas pour l'instant ,car rien n'ai encore fait. Mais, l'idée est sortie des cartons. Il faut juste que nous réunissions les bonnes personnes autour de la table pour faire avancer les choses de façon significative. Cela fait un an que nous en parlons avec Dino. Pour l'instant nous avons mis en place un humble partenariat entre La Rumeur et Dino. L'objectif à moyen terme est de développer une infrastructure sportive...

    Quelle est ton actualité dans le Hip-Hop ?

    Des concerts, un disque inédits pour mars 2015 et le tournage d'un long métrage Incha'Allah !

     

     

    LE CLIP "TOUT BRULE DÉJÀ"

     

     

    Aurais tu le titre d’un album Hip Hop américain et français a faire découvrir à nos lecteurs ?

    « New York State of Mind » de Nas, de l'album « Illmatic » et  « Rien d'impossible » de mon pote Rachid La Hyène !

    Tu veux ajouter quelques choses ?

    Bonne continuation à vous !

    Merci beaucoup pour cette interview et bonne chance pour tes projets !

     

    La Rumeur est un groupe de rap français composé de Ekoué, Hamé, le Bavar, Mourad et de deux DJs, Soul G et Kool M. 

    La Rumeur se considère comme un groupe de rap underground hardcore, souhaitant se différencier en cela du milieu du rap français qui, en grande partie selon eux, adapte ses textes aux exigences des radios, quitte à perdre son caractère subversif (Nous sommes les premiers sur... sur l'album Regain de Tension). Aussi, ils refusent d'atténuer leurs textes pour être diffusés sur des radios commerciales telles Skyrock ou Fun Radio. 

    Ekoué est titulaire d'une maîtrise en Sciences Politiques, d'un DEA en Droit public et a soutenu une thèse sur "l'abstention dans les zones urbaines sensibles". Il est également diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris. Il a collaboré notamment avec : Assassin, Kalash, Less du Neuf, Vasquez de Less du Neuf, Calbo d'Arsenik, K-reen, Casey (avec entre autres Chacun son raccourci et On ne présente plus la famille) » (Texte Wikipédia Encyclopédie ).

     

    EKOUÉ

     

     

     HAMÉ

     

    LE BAVAR

     

    Albums :

     

    L'Ombre sur la mesure (2002)

    Regain de Tension (2004)

    Du cœur à l'outrage (2007)

    Tout brûle déjà (2012)

     

  • Le SUPREME ARENA

    special report by Serge TREFEU (2012)

     

     

    Le Supreme Arena est un complexe unique qui vient d'ouvrir sur Toulouse. Désormais les habitants de la ville rose peuvent choisir leur sport de combat préféré au sein d'une même structure. Le Supreme Arena réunit un nombre de disciplines vraiment diversifiées tels que le Muay Thai, le Grappling, la Luta Livre, le MMA, le Pancrace, la Lutte, le Jutjitsu Brésilien, le Penchak Silat, le Judo et le Full Contact !

    Les instigateurs de ce grand complexe dédié aux sports de combats sont Philippe Baudron et Thomas Loubersanes. Fort de leur passé de champion, l'un pour le Muay Thai et le Kick Boxing, et l'autre pour le Grappling, ils ont décidé de monter ce superbe ensemble afin de permettre aux adhérents de pratiqués plusieurs disciplines, selon leurs goûts et leur envies. Les cours sont adaptés à tous les niveaux, aussi bien aux débutants qui souhaitent s'initier qu'aux pratiquants confirmés qui désirent se préparer à la compétition, chacun pourra y trouver son compte.

    La salle du Supreme Arena est immense et permet de recevoir plusieurs cours en même temps. De plus, un étage à été aménagé, comprenant des chambres avec douche, sanitaire et une cuisine. Cet espace permet de recevoir des stagiaires ou des combattants qui veulent resté durant plusieurs jours sur place pour s’entraîner ici. Ce lieu d’hébergement est un concept intéressant, il offrira un endroit aux champions qui viendront divulgués leur savoir dans des stages. Les stagiaires, de la France entière, qui souhaiterons participer à des événements organisés par le Supreme Arena pourront bénéficier aussi de ce lieu d’accueil.

    Le premier stage a eu lieu le 27 octobre avec le grand maître de Luta Livre, Master Roberto Leitao (10 ème Dan, le plus gradé au monde) venu spécialement du Brésil de Rio de Janeiro, Maitre Leitao a donné des cours durant deux jours au Supreme Arena, cela été une occasion rare pour les combattants de rencontrer cette légende en France.

    L'un des prochains grand stage organisé par le Supreme Arena aura lieu le 15 décembre 2012 avec le légendaire champion de Muay Thai, Jean-Charles Skarbowsky, le seul étranger à avoir été classé deux fois N° 1 au stadium mythique du Radjadamnern de Bangkok.

    Le club Nakitail Fighting de Maurice Brière va accueillir deux grands champions pour un stage exceptionnel dans les locaux du Surpeme Arena. Le samedi 1er décembre 2012, Fabio Pinca (Champion du Monde WBC, Champion du Tournoi Thai Fight, Champion d'Europe WPKC) et Mickael Piscitello (Champion du Monde WPMF, Champion du Monde A1 WCC) viendront divulgués leur savoir et leur expérience de combattants chevronnés !

    Au Supreme Arena, chaque discipline comprend un ou plusieurs instructeurs de haut niveau. Le Muay Thai est enseigné par Philippe BAUDRON et Nicholas READ. Philippe BAUDRON, champion dans les années 90, a combattu dans le monde entier, notamment au Japon, aussi bien en boxe thai qu'en Kick Boxing. En Kick Boxing, il a remporté trois titres de champion de France et un titre de champion d’Europe, et en boxe thai il a été Vice Champion d’Europe. Nicholas READ a combattu de nombreuse fois en Europe et également aux États-Unis où il a fait un championnat du monde de boxe thai contre Melchor Menor alors champion du Monde WKA. Nicholas READ a aussi gagné une ceinture de Champion d'Europe Pro de boxe thai en 1998.

    La section de Muay Thai comprend déjà beaucoup d'adhérents, la boxe thai dans la région toulousaine se développe énormément, sur les terres du rugby, ce sport attire de plus en plus, et c'est tant mieux...

    L’entraîneur du Grappling, Thomas LOUBERSANES, est un très grand champion, parmi les meilleurs actuels dans sa discipline, il a été champion d’Europe en Pologne et champion du Monde aux États-Unis. Thomas est également ceinture noir de Luta Livre, titre décerné et remis par le grand Maître brésilien Roberto Leitao (Ceinture noire 10 ème Dan). Cette légende des Arts Martiaux était d'ailleurs l'invité d'honneur lors de l'ouverture officielle du Supreme Arena, le 27 octobre 2012.

    Les cours de Jutjitsu sont donnés par la championne Laurence COUSIN FOUILLAT, certainement la plus titrée du Supreme Arena, elle est Championne du Monde de Jutjitsu Brésilien, Vainqueur de la Coupe du Monde de Jutjitsu Brésilien, trois fois Championne du Monde de Grappling, Championne de France de Grappling, Vainqueur de l'ADCC Europe et 3 ème, toute catégorie, des championnats du monde de Jujitsu brésilien à Long Beach aux USA.

    La partie MMA est suivit par l'expérimenté Matthias RICCIO, un ancien combattant pro de MMA qui a affronté des champions comme Mark Epstein, Melvin Manhoef et James Zikic. Riccio a effectué 16 combats pro en MMA et a gagné la ceinture Ultimate Combat en 2002 et en 2004, ainsi que la ceinture Cage Wars en 2002, il est aussi Champion d'Europe de Kick Boxing et champion de France de Pancrace.

    Le Penchak Silat est encadré par Dan BERTRAND (Ceinture noire 2ème Dan de Penchak Silat), la Lutte par Murad Khounkaev (Champion d'Europe de Grappling, 2ème aux championnats de Russie en Lutte libre), le Judo par Richard PAVIA (Ceinture noire 3ème Dan), et le Full Contact avec Karim M'FOCHIVE (Champion de France 2012).

    Avec une telle équipe le Surpeme Arena est en mesure d’accueillir tous les adeptes des sports de combats, les débutants comme les combattants aguerris !

    Mais découvrons le créateur de ce projet unique à Toulouse, l'ancien champion Philippe Baudron, un homme passionné, plein d’enthousiasme, qui met toute sont énergie au service de son club, le Supreme Arena...

    Bonjour Philippe comment ça va, en forme ?

    PHILIPPE BAUDRON : Très bien merci

    PHILIPPE BAUDRON

    Dans quel coin de France tu as grandi ?

    J'ai grandi à Toulouse

    Quels clubs il y avait dans ton quartier ?

    Uniquement le club Carrillo Boxing Center, le club de Jean Carrillo

    Comment tu as découvert la boxe et qu'est ce qui t'a attiré dans ce sport ?

    J'ai découvert ce sport vraiment par hasard et j'aimais parce que cela faisait mal au tibia (Rire)

    Parle nous de ton tout premier club, avec quel entraîneur tu as débuté, comment ce passait les entraînements ?

    J'ai commencé la boxe en 1989 avec Jean Carrillo, mon premier entraîneur, au club Carrillo Boxing Center à Toulouse, on faisait beaucoup de sparring et les entraînements étaient très techniques...

    Lorsque tu as commencé la boxe, est ce qu'il y a des grands champions qui t'ont influencé, des champions qui avaient une belle boxe et dont tu t'es inspiré ?

    Oui j'aimais bien Ramon Dekkers au début, ensuite Danny Bill et Jean-Charles Skarbowsky !

    Vers quel âge tu as fais tes premiers combats ?

    A 14 ans

    Tu es partis t’entraîner en Hollande, comment c'est passé cette aventure au pays du Kick Boxing, c'était en quelle année ?

    C'était en 1995 et en 1996, je me suis entraîné au clubMeang HodeCor Hemmers avec Ramon Dekkers, l’entraînement était vraiment bien encadré et très professionnel !

    Comment tu gérais ton entraînement de haut niveau avec le travail ?

    J'allais courir tous les matins avant d'aller travailler à 7 H, et le soir après le travail à 18 H, j’enchaînais avec l’entraînement du soir, le samedi et le dimanche je faisais des footings...

    Tu as combattu en Muay Thai et en Kick Boxing, est ce que tu as boxé aussi dans une autre forme de discipline ?

    Oui j'ai combattu aussi en Full Contact car à l'époque c'était dur de trouver des combats, on prenait tous ce qu'il y avait...

    Combien tu as fais de combats ?

    J'ai fais 35 combats pour 25 victoires et 10 défaites

    Tu as beaucoup de victoire remporté par KO ?

    Non pas trop car mon point fort c'était les jambes...

    Quels sont les titres que tu as remporté ?

    J'ai été champion d'Europe de Kick Boxing en 1996, trois fois champion de France de Kick Boxing en 1995, 1996 et 1997, Vice champion d'Europe de boxe thai en 1998 et Vice champion d'Europe de Full Contact en 1996

    Tu as combattu au Japon, raconte nous comment cela c'est passé, avec qui tu as combattu, qui était avec toi lors de ce voyage ?

    J'ai boxé au Japon, au Tokyo Dome, en 1998 contre le japonais Hinari Fukatsu, c'était en 51 Kg, c'est l'un des meilleurs combats que j'ai fais, Hinari pour 51 Kg avait un punch extraordinaire, une grosse puissance et une grande rapidité. C'était Jean Carrillo qui m'avait préparé pour ce combat. Au Japon il y avait aussi avec moi Fabrice Allouche et Anthony Elkaim, j'ai fais leur connaissance là-bas, ils ont combattu un jour avant moi...

    Tu es déjà allé en Thaïlande, dans quel camp tu as été ?

    J'ai été cinq fois m’entraîner en Thaïlande, la première fois c'était en 1998, au camp Sor Vorapin à Bangkok, et au camp Kiatprachangsai, aussi à Koh Samui...

    Quelle technique tu affectionnais le plus en combat ?

    Les low Kicks !

    Quel a été ton combat le plus dur ?

    Mon combat le plus dur a été lors de mon premier championnat d'Europe en 96, j'ai boxé contre un danois qui s’appelait Rasmus Miller, c'était un combat dur, car je voulais tellement gagné le titre que j'ai négligé un peu la technique, j'ai pris beaucoup de coups dans la « tronche » mais j'ai gagné quand même...

    Ton meilleur souvenir de boxe ?

    Mes combats remportés avec des titres en jeux ce sont des bons souvenirs !

    Ton pire souvenir de combat ?

    C'est mon combat contre Fabrice Rossi en 98, pour un titre de championnat d'Europe Pro en – 53 Kg, c'est la seule fois où ma mère est venu me voir et j'ai perdu...

    Aujourd'hui tu viens d'ouvrir ton club le Supreme Arena à Toulouse, tu peux nous parler de ce nouveau club ?

    Le Supreme Arena est ouvert depuis un mois et demi, et c'est la première fois que je vois une grosse dynamique autour de plusieurs disciplines, j'ai été épaulé par Thomas Loubersanes qui est le professeur de grappling et de MMA, c'est la première fois que je vois des gens du MMA venir à mes cours de Muay Thai pour se perfectionner, pour essayer, et pareil pour les gens de la boxe thai qui aiment le MMA qui vont essayer les cours de Free Fight, pour voir d'autres choses, ont s'apporte tous mutuellement notre expérience, et cela tire tous le monde vers le haut...

    Combien il y a de discipline au Supreme Arena ?

    Une dizaine de disciplines, Boxe Thai, Grappling, Jujitsu brésilien, Luta Livre,MMA, Pancrace, Penchak Silat, Lutte, Judo, Full Contact, Conditioning, Préparation physique...

    Est ce que tu es tout seul à entraîné dans la section boxe thai ?

    Non il y a aussi mon ami d'enfance Nicholas Read qui a été champion d'Europe en boxe thai en 1998, un grand combattant qui fait partie des tout premiers boxeurs à Toulouse, Nicholas m'épaule pour préparer les boxeurs et aussi pour encadrer les cours...

    NICHOLAS READ

    Comment se passe les cours en boxe thai ?

    D'abord par un échauffement, puis une partie technique, du pao, après on essaye de varier, faire des cours à thème, corps à corps, anglaise, coude, les jambes, et surtout j'essaye d'inculquer à mes élèves une bonne mentalité de boxeur respectueux...

    Au Supreme Arena il y a un espace dédié à l’accueil de personnes qui viennent pour un long séjour sur Toulouse, par exemple pour donner des stages, comment cela se passe ?

    Oui au Supreme Arena nous avons un lieu qui est unique à Toulouse, nous avons des dortoirs où l'ont peut accueillir jusqu’à 15 personnes lors de stage qui dur un week-end ou une semaine, on peut recevoir aussi des compétiteurs de l'extérieur qui viennent se préparer chez nous dans toutes les disciplines, c'est unique...

    Tu veux ajouter quelques chose ?

    Je remercie Thomas qui m'a accompagné dans ce projet, Matthieu qui est notre préparateur physique, je tiens à remercier Cyril et Cédric qui m'ont énormément aidé pour les travaux de la salle, sans eux je pense que la salle n'aurait jamais ouvert en septembre et aussi Hugo Kancel, je remercie tous les professeurs de cette salle car ce sont de grands champions, ils ont pratiquement tous été en équipe de France, que ce soit en Jujitsu, en Judo, en Lutte etc, vraiment un gros potentiel dans cette salle, et merci à toi Serge !

    SUPREME ARENA

    8 Rue Théron de Montaugé

    31200 TOULOUSE

    Métro : Balma-Gramont (5 mn à pied)

    Site Web : www.supremearena.fr

     

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  • INTERVIEW DE TOM WALLACE
    By Nicholas READ (2019)



    Tom Wallace Siam Fight MAg

     

    Nicolas Read : Bonjour Tom, Merci de m’accordez cette interview pour Siamfightmag. Pour commencer cette interview, beaucoup de personnes se posent la question, d’où vient ton surnom de combattant « Cyborg ». Tu peux nous en dire un peu plus ?

    Tom Wallace : MERCI à SIAMFIGHTMAG de m’accorder une interview et aux quelques médias Français qui me donnent un peu de lumière.

    Mon 1er surnom, donné par mon premier entraîneur, était « Taser », par rapport à plusieurs KO que j’avais mis avec mes poings. Après, mes capacités à encaisser sur le ring, comme en dehors, m’ont valu celui de « Cyborg » et c’est un état d’esprit qui colle totalement à ma mentalité

    Tu as grandi dans quel coin de la France ?

    Je suis né à Décines-Charpieu en Banlieue Lyonnaise et j’y vis encore pour l’instant

    Comment tu as découvert cet Art martial, le Muay Thai ?

    J’ai toujours été attiré par les Arts Martiaux car j'étais Fan de BRUCE LEE lorsque j'étais enfant. Mais je n'avais pas le droit de pratiquer car de la maternelle au collège, je me battais souvent. Je n'étais pas attiré par le Foot, alors j’ai longtemps joué au basket jusqu’au championnat de France. Durant ma dernière année de basket, je disais à ma mère que j’allais au Basket. Mais en fait, j’allais dans le club de Boxe Anglaise de mon quartier. J’ai fait presque une saison de boxe avec l’envie d’utiliser les jambes.

    Un jour, mon pote Adama m’a emmené aux Lions Thaïs, un club multi-boxes à dominante Boxe Thaï. Là-bas, j'ai rencontré l’entraîneur Dominique qui est l'une des personnes avec le meilleur fond que j’ai rencontré dans ce milieu. Au premier entraînement, je ne savais pas jusqu’où j’irai. Mais je savais que c’était MON SPORT !

    La première saison sérieuse, j’ai fini Vice Champion de France amateur. Alors, j’étais presque sûr d’aller loin dans ce sport. Mais à la saison suivante, manque de bol, j’ai eu un grave accident. Aux urgences, le chirurgien qui m'a soigné m'avait dit que je ne pourrai plus jamais faire de sport de combat…

    C’était très dur psychologiquement et il m’a fallu beaucoup de mental pour finalement, cinq ans après mon accident, reprendre les sports de combat. Un an après ma reprise, j'ai été champion de France. Mais depuis cet accident, chaque combat, même perdu, est une victoire pour moi. Et je fais un gros bisou à ce chirurgien incompétent dont je ne connais pas le nom, j’espère qu’il suit mon parcours et qu’il regrette ses paroles...

    Est ce qu'il y avait beaucoup de clubs de boxe Thaï dans ta région ?

    Oui, quand même le Muay prend de l’ampleur, des nouveaux clubs se créent encore. Et grâce à Dominique, à l’époque, j’ai eu la chance de tourner dans la plupart des clubs de la région. Je n’oublierai jamais et je remercierai toujours ceux qui m’ont ouvert leur porte pour y évoluer, Fouad Ezbiri, Nasser Kacem, Faycal Omrani, Saber Bouzaiane, le club de Full de Villeurbanne, pardon si j’en oublie…

    Tu te souviens de ton premier entraînement, comment cela s'est passé ?

    Je me souviens même de mon premier trimestre d’entraînements en Muay Thai. J’avais toujours fait du sport, alors physiquement ça allait. Mais techniquement, il y avait encore beaucoup de boulot. Je débutais. Mais pour la partie sparring, dès le deuxième mois d’entraînement, j’étais le sparing partner attitré d’un Pro de mon gabarit. A cette époque, il était en équipe de France. Au début, sur le ring, je subissais surtout lors des premiers coups échangés. Mais j’en redemandais tous les jours. Jusqu’au moment où la donne a changé...

     

     Tom Wallace Cyborg

     

    Qu'est ce qui t'a attiré dans ce sport ?

    Le MUAY THAI est d’abord la Boxe la plus complète !

    Ensuite, le côté spirituel me plaît beaucoup, ce sport est beau et les codes de cette discipline en font un sport unique.

    Quand j'ai été pour la première fois en Thaïlande, en plus du Muay, je suis aussi tombé amoureux de toute la culture qu’il y a autour de ce sport. Après plus de dix ans de pratique, je peux dire que c’est une magnifique école de la vie. J’y ai beaucoup appris et aujourd’hui, je dois beaucoup à la Boxe

    Tu avais quel âge lorsque tu as commencé la boxe ?

    18 ans. Avant, je n'avais pas le droit de faire de sport de combat, à cause de mes bagarres fréquentes...

    Dans ton premier club, est ce qu'il y avait des champions ? Tu les connaissais ?

    Oui, il y en avait. Mais je venais vraiment pour la pratique loisir, pas pour devenir un champion. D’ailleurs, avant d’être le sparring de l’un d’entre eux, je ne pensais pas devenir un jour professionnel

    Qu'est ce qui t'a donné l'envie de monter sur un ring et de vouloir faire de la compétition ?

    J’ai toujours été un compétiteur. Quand j’ai su qu’en boxe Thaï amateur les premiers combats étaient avec des protèges tibias et qu'à la salle j’avais déjà goûté à ça. J’ai commencé à saouler l’entraîneur pour faire mon premier combat

    Combien as-tu de combats à ton actif ? (Toutes disciplines)

    Un peu plus de 75 combats, en comptant les combats amateurs. C’est lorsque je suis devenu professionnel que je me suis diversifié dans plusieurs styles de combat, j'ai combattu en Muay Thai, en K1, en Kick Boxing, en Full Contact, en Sanda et depuis peu, en boxe Anglaise

    Quel a été jusqu'à maintenant ton plus dur combat ?

    J’ai encore assez de recul sur ma carrière pour dire que tous mes combats ont été dur d’une certaine manière (Préparation, organisation de mon emploi du temps, mon auto gestion…).

    Sinon, après pour l'un de ceux que j’ai le plus mal vécu, je dirai mon premier combat en Russie. Cela devait être en style K1 et lorsque je suis arrivé sur place le combat c'est finalement fait en Kick Boxing. Une discipline dans laquelle mon adversaire était champion du monde. J’avais voyagé dans des conditions compliquées, je me suis cassé la main au deuxième round. J'ai perdu, de peu, ce combat aux points. Ce fut un dur combat. Mais je pense qu’après ce genre d’expérience on sait si on aime vraiment la BOXE.

    J’ai aussi un combat qui m’a marqué par rapport à mes sensations. Je venais de perdre un proche la veille, je voulais annuler le combat. Finalement, pour cette personne, aussi pour le public et l’organisateur, je suis quand même venus boxer. Mais je ne suis jamais rentré dans mon combat. Et le pire, c’est que par moment, j’ai eu des absences, comme si j’étais ailleurs. Cela aurait pu me coûter très chère…

     

     Tom Wallace Cyborg

     

    Ton plus beau combat ? Et ton meilleur KO ?

    Plusieurs de mes combats gagnés par KO font partie, pour moi, de mes plus beaux combats. Certains bons souvenirs sont aussi des défaites où j’ai bien boxé face à des combattants plus fort que moi. Mais pour mon meilleur KO, qui restera l'une de mes plus grandes fiertés, c’est mon combat que j'ai gagné par KO avec un coup de coude retourné (Au show Strike Fight 2 en 2015). Il a même été élu KO de l’année par des médias américains. Et je pense qu'aujourd’hui, tous les gens qui suivent un peu la boxe Thaï ont vu ce KO, sans pour autant savoir que c’était moi, hélas...

    J’en suis d’autant plus fier car dans une telle discipline être reconnu par rapport à une victoire par KO, c’est déjà bien. Mais en plus, face à un adversaire comme Yannick Reine (Champion du Monde ISKA), c'est encore mieux. Quand on sait les conditions du combat, c’est pour moi une immense fierté. C’est d’ailleurs l'un de mes adversaires pour lequel j’ai le plus de respect. Car ce qu’il a fait après ce combat c’est juste énorme.

    Ensuite, les réactions sur le Net par des grands des sports de combat m’ont vraiment touché. J’ai impressionné des gens qui m’impressionnaient. En plus, ce combat a eu lieu un jour spécial où j’aurai dû être avec ma famille pour l’anniversaire de ma Maman. Au lieu de cela, j’étais sur le ring à domicile. On n'a jamais envie de perdre. Mais il y a des fois où on sait qu’on n'a pas le droit de perdre. Alors, gagner en plus avec la manière c'est le top !

     

     

    Est ce que tu travailles ? Comment tu arrives à concilier ton travail avec le sport de haut niveau ?

    Oui, je travaille. Quand je suis passé Pro j’avais toujours à côté un job alimentaire, c’était inhumain l’entraînement de haut niveau en travaillant !

    Parfois, je sortais du boulot et j’allais à la pesée pour un combat. Une fois, même pire, j’étais éducateur avec des « gremlins » de 10 à 15 ans, un emploi où je travaillais de 8h à 18h. J'ai boxé en semaine, un jeudi à 21h et le lendemain je suis allé travailler en boitant. J'ai plein de souvenirs de fou, je ne peux pas me plaindre, c’était mes choix. Et je ne regrette pas. Mais aujourd’hui, je me dis que mon cerveau devait être sur OFF par moment. Parfois, plus c’était fou et plus ça me donnait envie de le faire. J’ai un tas d’anecdotes comme ça.

    Maintenant, depuis quelques années, je travaille en tant que « Coach Sportif » pour le groupe que j’ai créé SPORT'N SMILE. Un groupe avec lequel je tente de rassembler uniquement des Vrais Coachs de Boxe pour toute la France. Je donne des cours collectifs ou privés, cela me passionne presque autant que les combats, du coup je n'ai pas vraiment l’impression de travailler. C’est parfois physique. Mais c’est pour moi, une joie de pouvoir vivre d'une activité autour de la BOXE grâce au savoir et à l'expérience que j’ai accumulé au fil des années

    Aujourd'hui, tu t’entraînes toujours dans le même club ?

    Non, au bout d’un moment, j’ai décidé de gérer entièrement ma carrière de A à Z. Et plusieurs structures et clubs voulaient que je donne des cours pour eux. Alors maintenant, je m’entraîne dans les salles où je travaille ou dans mon labo dans lequel je donne aussi des cours privés. Mais je n’oublie pas où j’ai commencé, le Team Lions Thaïs FCGB à Lyon 3ème avec Dominique Poulet et Vienne (38) avec Carlos et Olivier

    Ton meilleur souvenir de boxe jusqu'à maintenant, sur le ring ? Niveau ambiance avec le public ? Niveau organisation ?

    Alors là. J’en ai Trop !

    D’abord, mes victoires par KO. Parce que parfois ces KO sont venus alors que j’étais mal parti dans le combat. Quelques fois, il y a de l'électricité sur le ring, l’adversaire veut me finir et moi je veux le finir aussi. Et tout se passe au centre du ring, j'adore ces moments là !

    Pour ce qui est du public, j’ai souvent été choqué positivement. Pour mon premier combat en Thaïlande qui a été retransmis sur un grand écran j'ai gagné par KO. Après ce match, dans la rue, j’avais l’impression que tout le monde m’avait vu. La Chine, le Japon, la Russie, des pays où je n'ai pas toujours gagné mais le public s’est déplacé pour me rencontrer après les combats. Au Japon, ils voulaient même me faire un fan club, c’était trop pour moi.

    En Thaïlande, une fois, un parieur m’a donné de l’argent, j’ai compris après que c’était une partie de ce qu’il avait gagné grâce à mon combat. Dernièrement, j’ai été très surpris par le public Algérien. Je reçois encore beaucoup de messages, ils veulent que je revienne combattre en Algérie, ça fait trop plaisir, ils voulaient que je reste sur place.

    Concernant les organisations, c’est toujours mieux les grosses organisations internationales dans lesquelles on est bien loti. Mais parfois, une petite organisation quand le promoteur y met du cœur et veut faire les choses biens, c'est pas mal aussi. Je ne donne pas de noms car j’ai eu la chance d’en connaître plusieurs. Mais ils se reconnaîtront, encore Merci à eux.

    Plus récemment, pour mon 60ème combats, ma mère est venue pour la première fois assister à l'un de mes combats. C’était important pour moi que cela arrive un jour. Mais je n'y croyais pas trop. Alors, quand j'ai gagné mon combat devant elle, c'est un moment qui restera gravé à jamais dans mon esprit !

    Peux-tu nous parler de ton expérience au Japon où tu as affronté un Top du K-1 ?

    Un grand souvenir car le pays est super et les habitants aussi. Ils ont vraiment cette culture du combat et les boxeurs sont très respectés dans leur organisation. Je l’ai bien ressenti et je voulais leur rendre à ma façon. Sur place, j’ai appris à parler un peu le japonais et j'aurais voulu leur donner un meilleur combat. Mais l’organisation pour laquelle j’ai combattu, le Krush, impose un rythme élevé entre l’arrivée sur place et le combat. Ce qui fait que le jour J, je n'ai boxé qu'à 75% de ma forme contre le champion en titre. Ce n’était pas suffisant. Pour la revanche, on ne m’a jamais répondu. Je devais retourner au Japon pour d’autres échéances mais l’agent français qui s’en charge a merdé et nous avons cessé de collaborer. Mais parmi tous les pays où j'ai combattu, le Japon reste l'un de ceux où je retournerai avec plaisir

     

    Tom Wallace Cyborg 

     

    Comment cela se passe pour te booker sur un gala ?

    Hélas, je n'ai pas le temps de faire du démarchage, du coup, parfois mes saisons sont moins pleines que je le voudrais. Mais au fil du temps, j’ai gardé contact avec des organisateurs et des promoteurs. On peut aussi me contacter sur ma page Facebook : Tom Wallace Cyborg.

    Ils me trouvent facilement et me contactent directement. Ensuite, mon fonctionnement est simple, je prends, la date, les règles du combat, la prime et on valide ensemble. Puis, les informations sur mon adversaire. Je fais toujours valider par mail de confirmation. Je conseille aux boxeurs de le faire, c’est plus propre et en cas de souci, il y a une trace écrite

    Quelle technique tu aimes le plus travailler à la salle ?

    En général, j’essaie de travailler un peu toutes les techniques. Si j’ai des infos sur mon adversaire je travaille sur ce qui pourrait le gêner. Mais j’aime bien travailler des combinaisons particulières ou des choses qu’on ne voit pas souvent. C’est ce qui fait ma Boxe et compense avec certaines de mes lacunes techniques...

    Est ce que tu as une technique préférée, une technique que tu aimes bien exécuter sur le ring ?

    Oui, les techniques aériennes, ce n'est pas commun donc cela peut surprendre l'adversaire. Et surtout, ça peut faire des supers photos souvenirs (Rire) !

    Tu connais des grands champions d’aujourd’hui ou de l’époque ? Quels sont ceux que tu apprécies ?

    J’en connais de l’époque, aussi d’aujourd’hui et j’en côtoie encore. J’ai énormément de respect pour tous ces champions. Mais ils sont tellement nombreux. Un jour, je ferai une note pour citer tous les champions que j’ai eu la chance de vraiment connaître et avec qui j’ai eu une ou plusieurs anecdotes. Aussi, j’ai beaucoup de photos que j’imprime et que je place sur les murs des petites salles privées

    Tu es aussi coach au club Ring Side, la salle des champions Fabio Pinca et Mickael Piscitello, comment tu es devenu entraîneur dans ce club ?

    Je donnais déjà des cours depuis quelques temps dans plusieurs salles et les retours étaient très positifs. Comme je faisais aussi régulièrement du sparring à la Team NASR-K, je côtoyais Fabio donc il m’avait parlé de son projet très tôt. Le temps que tout se met en place et que je m’organise, je les ai rejoint un an après l'ouverture de leur club. En tant que coach, c’était une super nouvelle, je la trouvais naturelle. Mais quand tu es « un petit nom » de la Boxe et que deux grandes références comme Fabio Pinca et Mickael Piscitello te disent : « On ouvre notre salle et pour les cours de Muay Thai on veut que ce soit avec toi ! »

    Honnêtement, à mes yeux, cette proposition avait plus de valeur que mes diplômes, c'est pour moi comme une validation de mes années de travail.

    Je suis toujours au Ring Side et mes cours se passent hyper bien, c’est à chaque fois des bons moments

    Est ce qu'il y a des champions qui t’ont inspiré au début de ta carrière de boxeur ?

    Au début, pas vraiment car lorsque j’ai commencé je n’y connaissais rien. Puis, j’ai connu le champion Dany Bill car des gens m’en parlaient par rapport à mon style. C’est vite devenu un exemple à suivre. Par la suite, même un mentor et jusqu’à aujourd’hui, je l’ai souvent au téléphone avant un combat, il m’apporte beaucoup. On vient du même endroit, je le considère comme un grand frère. J’ai même eu la chance de boxer lors de sa dernière sortie car il m’avait placé en ouverture du gala.

    Quand je me suis intéressé au Muay Thai et à d'autres formes de combat, je regardais aussi les grandes heures du K1, j'étais impressionné par des champions comme Andy Hug (RIP) et Ernesto Hoost.

    En Muay Thai, j'aimais beaucoup Ramon Dekkers (RIP) et Somrak Kamsing. J’avais aussi été surpris par le champion Jean-Charles Skarbowsky, il était en couverture sur l’une de mes K7 vidéo, avec ses yeux ronds et sa coupe au bol, il ne payait pas de mine. Mais en regardant son combat sur la K7 vidéo, j’ai vite compris qu’il ne fallait pas se fier aux apparences.

    Ensuite, comme beaucoup de combattants, j'ai été inspiré par les légendes Thaïlandaise, certaines dont on ne parle plus et celles qui comme Saenchai et Buakaw continuent à combattre après leur si long parcours.

    Plus proche de moi, j’ai encore mon cousin le champion Abdallah Mabel qui me soutient toujours depuis mes débuts. On me parlait beaucoup de lui et ça fait partie des choses qui m’ont motivé pour la suite de ma carrière...

     

     Tom Wallace Cyborg

     

    Tu es déjà parti plusieurs fois en Thaïlande, dans quel camp tu t'es entraîné ?

    J’ai été membre de l’équipe de France de Muay Thaï plusieurs fois. La première fois, en 2012, pour les championnats du monde à Bangkok (L'un de mes meilleurs souvenirs). Je m’entraînais en cours privé quand je pouvais avec Khru Suphan qui enseignait dans une école, une école qui était juste à côté où j’étais installé. Ce gars est juste Top, il m’a donné beaucoup de son temps et de son amour pour le Muay Thai, c'est devenu un ami. Ensuite, mon premier camp en Thaïlande fut le Chuwattana Gym à Bangkok, une vraie écurie de champions à l’époque !

    Tu as fait d'autres camps en Thaïlande ?

    Je suis revenu sur Bangkok, pour moi, c’était forcément là-bas car j’avais pris des habitudes, j’étais moins un étranger. Il y avait la qualité des entraînements, une bonne ambiance et de la super bouffe. Ensuite, je suis passé régulièrement dans le camp de Stéphane Nikiéma à Pattaya puis au camp Skarbowsky Gym à Bangkok

    Ta première expérience de combat en Thaïlande s'est bien passée ?

    Super ! C’était le combat dont j’ai parlé au dessus pour les championnats du monde, j’avais beaucoup de pression, le stade était plein, j’ai gagné par KO au 1er round !

    Combien tu as fait de combats en Thaïlande ?

    J’ai fait sept combats en Thaïlande dont un contre un Thaïlandais qui combattait régulièrement au stadium du Radja. Mais certaines séances de sparring là-bas ont été autant voir plus éprouvantes que certains fights !

    Quelle sensation tu as ressenti lorsque tu as combattu contre un champion Thaïlandais dans le stadium mythique du Radja durant la grande organisation du Best of Siam ?

    Alors là ! Honnêtement, c’était au mois d’août 2018, et je crois que je n'ai pas encore fini de réaliser que j'ai combattu dans ce mythique stadium. Je suis marqué à vie par cette expérience. J'ai encore le goût amer de la défaite car j'ai perdu aux points. Mais je suis persuadé que j’aurai pu gagner ce match. Un Grand Merci à toute l’équipe du Best Of Siam qui m’a offert ce rêve. Cela m’a donné un peu plus conscience de mon niveau et de mes capacités. Les stadiums Thaïlandais à Bangkok c’est quelque chose d'unique surtout le RADJA. Si j’avais une deuxième occasion, cela ne se passerait pas pareil, j’ai énormément appris de ce combat...

     

    Best Of Siam 

     

    Peux-tu revenir sur ce combat ? On n'a vu que tu n'avais pas lâché ta boxe imprévisible qui déstabilise souvent tes adversaires, tu as combattu comme d'habitude ?

    Non, j’ai fait des erreurs avant le combat. J’ai dormi dans le camp Skarbowsky Gym comme les Thaïs, je n'aurai pas dû faire ça, je ne suis pas un Thaïlandais. Aussi, j’étais tellement fier qu'une légende comme Silapathai ai bien voulu prendre du temps pour moi que je l'ai laissé gérer la fin de ma préparation dans le camp. Je n'aurai pas dû le laisser faire complètement ma préparation. Encore merci à tous. Mais du coup, sur le ring, en général, je compose avec ma façon de faire. Et là, j’avais la mienne et celle des Thaïs en plus. Ce qui a fait que j'ai été trop hésitant avec ces deux façons d'agir sur le ring. Je n'ai donc pas réussi à faire ma boxe. Alors que j’étais prêt et que mon adversaire était largement à ma portée, malgré ses plus de 200 combats. Pour cela, je m’en veut un peu. Mais je ne suis pas fou, je reste trop heureux d’avoir pu faire ce match. Quand Jean-Charles Skarbowsky m’a appelé pour ce combat, je pensais que c’était un poisson d’avril. Mais c'était au mois de mai (Rire).

    Moi, petit boxeur de la banlieue Lyonnaise, j’ai combattu au stadium du Radja, en direct à la TV !

    Tu as aussi été contacté à la dernière minute pour boxer contre le champion Celestin Mendes que tu as battu par KO. Qu'est ce que tu as ressenti lorsque tu as vu Celestin Mendes se faire toucher par ton crochet, puis se faire compter et de le voir ne pas se relever ?

    Pour ce combat, je pensais être sur la Fight Card du gala dès le départ. Car j’avais rendu service dans l’édition d’avant en acceptant de combattre à seulement six jours du gala, finalement j’ai été écarté. Mais je me suis battu pour qu’on me replace dans le plateau. Je savais qu’on ne me mettrai pas n’importe qui en face. Quand on m’a dit c’est MENDES ou rien. J’ai souris. Je suis un boxeur, je me pense moins expérimenté que lui, de plus il était en pleine ascension mais je voulais combattre, alors j'ai dis Go !

    Aussi, j'ai eu pas mal de souci personnel pendant ma préparation. Je sortais d’une blessure grave qui venait de se remettre. Donc, je suis monté sur le ring avec un gros mental pour affronter n’importe qui.

    Durant mes derniers entraînements, mon teneur de Pao Dom et moi-même, nous avons été surpris par la force de mes coups. J’étais déterminé à gagner par KO. Je ne pensais pas que le KO arriverait aussi vite. A la fin du combat, je n'étais pas surpris, j’avais la Haine. Mais vraiment pas contre mon adversaire. Mais contre tout ce qu’on voit quand on est vraiment dans le milieu, quand on se fait tout seul, c’est souvent très moche. Le combat est sur youtube, je gagne par KO au 1er round et à la fin, à mon visage, on dirait que j’ai perdu. Alors que je viens de mettre KO un Top de ma catégorie. Mais beaucoup me voyaient perdant…

     

     Tom Wallace Cyborg

     

    Est ce qu'il y a des nakmuays en particulier que tu aimerais affronter ?

    Non pas vraiment. Il y a des combats que j’ai accepté sans préparation, ou blessé, des défaites que j'ai eu où je pense, en bonne condition, j’aurai gagné. Alors, à un moment, quelques revanches auraient pu m’intéresser. Mais maintenant, j’ai l’impression d’avoir fait le tour. Avec mes petits outils, j’ai l’impression d’avoir fait le maximum que je pouvais faire. Alors, à part du Kiff, des primes intéressantes, des voyages, je ne cherche rien, ni personne. Après, pour ceux qui me veulent, il suffit de demander. Si les propositions sont correctes, je viens...

    Comment se fait-il que les organisateurs ne te contactent pas plus souvent pour te faire combattre ?

    (Rire) J’adore lire et entendre ça !

    Je vais répondre honnêtement. Au début, je pensais que je n'avais pas le niveau. Alors, je la fermais et je me buttais à la salle. Puis, un jour, j'ai réalisé que j’avais un certain nombre de combats avec une majorité de victoires dont la moitié par KO sur des noms nationaux et internationaux. J’en ai déduis que j'étais un électron libre, j’ai été formé par personne, je me suis géré tout seul, je suis mon préparateur physique, mon manager, mon coach et mon nutritionniste.

    Aujourd’hui, en général, je sais que le système ne marche pas comme ça. Il faut avoir un NOM derrière, un grand entraîneur reconnu, un grand boxeur ou un gérant en place pour t'ouvrir les portes. Il faut contacter les gens, se faire de la publicité et en plus de tout ça faire des bons résultats. Étant seul, je ne peux assurer sur tous les points, sans compter ceux qui font en sorte que je ne sois pas sur des plateaux, car oui ces gens là existent aussi.

    Du coup, on me pose souvent cette question. Et maintenant, je donne cette réponse. En plus, le fait que je ne sois pas en style 100% Muay Thai ne plaît pas à certains. Mais en fait, cela me rend encore plus fier de mon petit parcours. J'ai combattu aux quatre coins du globe, à la TV, dans des grandes organisations. Et tout ça grâce à moi-même et ceux qui estiment que je le mérite. Mon short reste à sa place, avec ma bouche je mange ou je parle, c’est tout, et ça, cela n’a pas de prix !

    Merci encore aux organisateurs qui m'ont fait confiance. J’essaie encore de travailler avec des bonnes personnes en évitant ceux qui se prennent pour Dieu…

    Tu as déjà combattu aussi en style K1, tu aimes cette forme de combat ?

    Oui j’aime beaucoup. Après le Muay Thai, c’est le K1 que j'aime. C'est un style de boxe qui colle bien à mon explosivité sur le ring

     

     Tom Wallace Cyborg

     

    Dernièrement, tu as fais un combat en boxe anglaise. Le fait de changer complètement de style de boxe ne t'a pas trop dérangé ?

    J’ai fait mes débuts en boxe anglaise professionnelle au mois de décembre 2018. Un jour, je me suis décidé, environ un mois avant le combat et Saber du BCV m’a fait confiance. Nous avons foncé et cela s’est bien passé. En dehors des cours que je donne, je n’ai fait que de la boxe anglaise pendant quatre semaines. Je n’ai pas eu de souci pour m'adapter, je donne aussi des cours de boxe anglaise depuis cinq ans.

    Quand j’ai un combat de prévu dans un style particulier, je ne travaille que ce style pendant environ deux à trois semaines avant le combat. Pour l’instant, je n'ai jamais eu de mauvais réflexes sur le ring...

    Tu peux nous parler de ce combat en boxe anglaise que tu as gagné ?

    J'ai affronté un boxeur Pro qui avait environ 10 combats professionnels à son actif et un bon parcours en amateur. Il était, très, très, grand de taille !

    J’étais à domicile, c'est encore un pari fou que je suis content d’avoir relevé. J’ai pris très peu de coups et j'ai travaillé intelligemment, malgré que c’était mon premier combat dans ces règles. Je voulais voir jusqu’où mène la confiance en soi. Alors, pour ceux qui veulent se lancer, si vous pouvez vous en donner les moyens, ayez confiance en Vous !

    Ma stratégie dans ce match a été de marquer au corps et d'être mobile pour ne pas prendre de coups. J’ai suivi mon game plan et j’ai gagné tous les rounds !

    Est ce que tu veux te lancer dans une carrière en boxe anglaise ?

    Oui, j’y pense depuis longtemps et pour un tas de raisons. Maintenant que j’ai fait mon entrée dans ce sport, je pense me concentrer dessus prochainement…

     

    Tom Wallace CyborgTom Wallace Cyborg

     

    Tu penses pratiquer le Muay Thaï jusqu’à quand ?

    Le Muay Thaï restera toujours ma Boxe de Cœur. Mais depuis quelques temps, j’ai compris le fonctionnement, les coulisses, et je réalise qu’avec mes petits moyens j’ai vraiment fait un maximum de choses. C’est vraiment la discipline la plus difficile sportivement. Sur le plan physique et moral lorsque tu es un boxeur professionnel, souvent, ton entourage ne l’ai pas. Alors, tu es souvent incompris, encore plus quand on sait ce que cela te rapporte. J’estime avoir fait le tour en Muay Thai. J’ai été champion de France, d'Europe et du Monde, même si je ne le met pas en avant. Depuis un moment, je ne boxe plus pour des challenges mais plus pour les primes et les voyages, parce que j’adore la boxe.

    J’ai combattu au stadium du Radja, c’est un rêve que je ne pensais pas accomplir. Peut être qu’il y en aura d’autres. Mes gants ne sont pas encore raccrochés. Quand mon téléphone sonne, je vois qu’il y a encore des jeunes qui veulent me battre avant ma fin. Cela me fait plaisir.

    Mais je pense me consacrer à l’anglaise pendant quelques temps. Car pour mon premier combat, j’ai ressenti moins de facettes que pour le Muay Thai. C'est plus structuré et plus gratifiant. Lorsque j’aurai fait tout ce que je pense pouvoir faire dans ces disciplines, cela me laissera plus de temps pour donner des cours. Pour l’instant, je suis obligé de garder du temps pour moi. Mais le rôle d’entraîneur me passionne déjà !

    Tu donnes des cours dans des grandes enseignes, penses-tu ouvrir ton club un jour ?

    Je bouge beaucoup, souvent je fini un cours et je reprend la voiture pour en donner un ailleurs. C’est ma vie, peu de gens la comprennent mais je l’aime comme ça.

    Du fait que je sois, en plus, un multi-boxes, on me demande souvent si je pense ouvrir un club. Là, tout de suite, je réponds non. Pour la bonne et simple raison que je sais que c’est énormément de travail, en plus de celui d’être entraîneur. Il faut vraiment être bien entouré. Je me suis fait tout seul, alors pour l’instant je vois ce que je peux faire tout seul. Et mon CV prend du poids à chaque fois que je mets les pieds dans une structure.

    J’ai aussi l’immense joie d'avoir fait entrer la Boxe dans des endroits où elle n'était pas avant mon arrivée. Cela fait aussi partie de mes combats. J’aimerai vraiment que dans quelques années, un jeune qui devient boxeur professionnel en Muay Thai arrive à vivre de son sport !

    Peut être qu’un jour, si l'on me propose un truc avec des bonnes conditions, la Team CYBORG WALLACE verra le jour. J’y donnerai des cours et j'y formerai des coachs qui me ressemblent, un peu fous, très drôles et passionnés de Muay Thaï avec des palmarès certifiés

     

     Tom Wallace Cyborg Rumble Hip HopTom Wallace Cyborg Rumble Hip Hop

     

    Comment c'est fait la rencontre avec ton sponsor « RUMBLE », une marque qui est connue dans le milieu du Hip Hop et de la Boxe ?

    C'est une grande histoire qui dure depuis dix ans maintenant. Avant la boxe, j’étais sponsorisé par une marque de Hip Hop car je faisais du rap. Cette marque était en vente sur Paris à Ekirok Châtelet où l'on trouvait justement la marque Rumble Wear, j’étais déjà attiré par la marque.

    Quand mon sponsor a cessé de produire, j’ai contacté directement un paquet de marques dont Rumble, en mettant en avant mes projets dans le RAP et le fait que je me lançais sérieusement dans la Boxe. La première marque qui m'a répondu positivement a été Rumble. En rap, je n'avais pas de Disque d’Or et en boxe, je n'étais qu'un amateur. Cela m’a touché qu'ils me fassent confiance. La même année, en boxe, j’ai été champion de France et dans le rap j’ai enchaîné des projets, des concerts, toujours en représentant au maximum la marque Rumble. C’est une fierté pour moi car quand la marque a été créée je n'étais rien. J’ai fait mon chemin et certaines marques qui m’avaient dit non au début sont revenus vers moi, parfois avec des contrats intéressants. J’ai refusé leur offre. Avec Rumble, nous avons maintenant un lien plus fort que du sponsor. En plus, j’ai la totale liberté de faire ce que je veux au niveau vestimentaire. Donc je porte vraiment du Rumble parce ce que cela me plaît et c’est une marque avec une vraie histoire !

    Tu peux nous parler de ton concept « Sport And Smile » ?

    Avec plaisir !

    En fait, la création de ce concept est tout simple. Lorsque je suis devenu boxeur professionnel, je me suis dis que j’aimerai bien donner des cours de boxe, car j'avais acquis une certaine expérience dans ce sport. Puis, un jour, j'ai vu plein de gars qui avaient découvert la boxe sur une « PlayStation » et qui se faisaient passer pour des coachs de Boxe. D’abord sur le net, là encore, ce n'est pas trop grave. Mais ensuite, ce genre de type enseignait la boxe dans des salles !

    Là, je l’ai mal pris car je trouve que cela devient de l'arnaque. D'où m’est venu l’idée de créer un catalogue national avec des vrais coachs diplômés et légitimes pour donner des cours de Boxe. J'ai développé le concept comme la « Ludo Boxe » qui est une pratique de la Boxe ludique pour tous publics. Je fais un clin d’œil aux premiers qui m’ont rejoint dans l’idée, Charles Karlito François(4 fois champion du monde de boxe Thaï, 2 fois champion du monde de K1, 2 fois champion d'Europe de boxe Thaï, 6 fois champion de France de boxe Thaï)et les frères Peynaud (Champion du monde de Kick Boxing, champion du monde de Full-contact). Un peu freiné par mon train de vie, je suis toujours derrière ce projet de donner de la Boxe de Qualité à tous le monde. Et surtout de mettre fin à tous ces charlatans qui pour certains vivent bien mieux que des coachs légitimes, il y en a plein sur instagram et youtube. Bientôt, je m’occupe de vous (Rire) !

    Pour ceux qui veulent suivre le concept, rejoignez la page facebook : « Sport n Smile ». Je prévois plein de choses prochainement, des concepts, des conseils en boxe ou en perte et prise de poids, des tutos et de la mise en avant de Vrais Coachs de Boxe etc…

    Tu devais participer à une grosse soirée « Le combat au-delà des mots Résurrection ». Peux tu nous expliquer comment cette soirée se serait déroulée ? (Une soirée qui a été annulée après beaucoup de communication)

    (Énorme rire) ! C’était organisé par un ancien boxeur, Julien Lorcy (Champion du monde de boxe anglaise WBA). Au final, que du bruit pour rien. Je m’étais entraîné et j’avais même fais faire un teaser vidéo. En plus, contrairement à certains, j’allais faire un vrai combat contre un vrai boxeur. Aujourd’hui, il ne reste que l’affiche. C’est dommage car cela aurait pu être sympa...

    En fait, je vais vous expliquer un truc simple, la colonne vertébrale de cet événement devait être un combat qui opposait les rappeurs BOOBA et ROHFF !

    Autrement dit, un combat que l'on sait maintenant impossible à organiser. Ce combat s’est annulé et d’autres se sont rajoutés. Je suis un rappeur et je vous le dis, les rappeurs ont les yeux sur la BOXE. Mais l’inverse n'est pas toujours le cas, chacun à sa place. Le Rappeur n'est qu'un Rappeur, pareil pour le Boxeur. J’étais un rappeur avant même de débuté les combats, j’ai attendu d’avoir plus de combats que de concerts avant de me prétendre être un boxeur.

    En 2019, quand j’entends des débats inutiles entre rappeurs qui veulent monter sur un ring, je rigole. Mais il ne faut pas rêver. J’ai parfois entendu des artistes dirent : « Préparer un show, c’est comme préparer un combat » (Rire) ! La blague du siècle !

    J’ai encore un pied dans le Hip Hop et l’autre dans la Boxe, et lorsque tu rates un concert, c’est la honte, tu es déçu, mais c’est tout...

    Un combat, c’est une autre dimension. Alors comparons ce qui est comparable !

     

     Tom Wallace Cyborg Rumble Hip Hop

     

    Que penses tu de cet emballement médiatique sur le « combat » entre les rappeurs Booba et Kaaris ?

    J’en pense qu’ils savent parfaitement monopoliser l’audimat et à moindre coût !

    Une bousculade dans un aéroport, une rumeur de combat et BIM ! Jamais de ma vie, je ne ferai autant de buzz avec mes vraies bagarres dans la street où j’ai fini en sang ou même avec mes vrais combats sur les rings. Après, c’est leur boulot, ils le font bien, c’est juste dommage pour les vrais boxeurs qui bossent durs et restent inexistants...

    Tout cet argent pour un combat amateur (On parle de 300 000 €), sachant que Kaaris n'a jamais boxé et que Booba a seulement combattu deux fois en amateur avec des protections, qu'est ce que tu en penses ?

    Je préfère ne pas répondre. Je suis un boxeur, je peux te parler des boxeurs qui boxent, ou en tant que rappeur, je peux te parler des rappeurs qui rappent. Quand on mélange tout, ça fait une mauvaise salade au yaourt, ce n'est pas bon. Cela n'a pas de sens. En plus, ces chiffres pour un premier combat, ça va faire rêver des gosses inutilement.

    Par contre, j’ai toujours un certain respect pour celui qui monte sur un ring même en amateur, ça reste une étape qui n’est pas à la portée de tous...

    Tu es entré à quel âge dans le mouvement Hip Hop ? Tu as commencé directement par être Mc ?

    J'y suis entré très tôt car mon grand frère était dans la « Mafia Trece » en 1998. Tout le monde me parlait de leur album « Cosa Nostra » et dans cet album, il n'y avait que des Grosse têtes : Oxmo Puccino, Diams, La Brigade, Baccardi etc…

    J’étais déjà intéressé, donc dans la foulé je m’y suis mis et je voulais déjà percer. Avant ça, comme écrire me paraissait dur, je faisais des compiles, j’étais un pseudo DJ, j’enchaînais des sons raps Français. D’abord avec quelques scratchs moyens. Puis, des raps US. Ensuite, je me suis mis à l’écriture jusqu’à ce que cela devienne sérieux. J'ai créé mon propre label « Flingoralz recordz » et j'ai enchaîné les albums et les concerts

     

    Tom Wallace Cyborg Rumble Hip Hop 

     

    Le Hip Hop et le Muay Thai font souvent bon ménage, tu connais d'autres rappeurs qui pratiquent le Muay Thai ou qui aiment cet Art martial ?

    A l’époque, je sais que Dady Lord C de la Cliqua était un boxeur Pro. Par la suite, il y a eu beaucoup de Fakes (Des rappeurs qui s’inventaient une vie de boxeur pour faire bien). Pendant longtemps, je pense, qu’on n'était pas beaucoup. Il y a aussi ceux que je ne connais pas. Mais dans mon entourage celui qui a fait du bruit avec la musique et qui est maintenant un passionné de Muay Thai, c'est « Brasco » qui était chez Bombatak, à l’époque.

    Un artiste que j’ai découvert à la radio, j’ai tout de suite aimé son style de rap. Puis, nous sommes devenu amis. Quand j’ai lu que je lui avais donné l'envie de se mettre au Muay Thaï, cela a été une victoire pour moi ! Bientôt, on prévoit de s’entraîner ensemble et de sortir au moins un morceau ensemble...

     

     

     

    Quelle est ton actualité dans le Hip-Hop ?

    Je suis un dinosaure (Rire). Ma dernière activité est ma Mixtape « MICROPHONE MODE D’EMPLOI » volume 1 qui est toujours en téléchargement libre sur le site Haute culture. Puis, il y a eu une période où j’étais blessé, du coup j’étais beaucoup en studio pour écrire et enregistrer. Je pense, courant 2019, sortir le volume 2...

    On parle souvent d’adrénaline avant de monter sur scène, est ce que tu as eu la même sensation avant de monter sur le ring ?

    Vraiment, NON ! En concert, j’ai fait un tas de grosses premières parties dans les plus grosses salles de ma région. Et oui, il y a une petite pression. Mais en dehors d’un souci technique, il ne va rien t'arriver de grave. C'est facile.

    Mon dernier gros concert, a été la 1ere partie de Booba à Lyon. Je n’étais pas sûr que son public aimerait mon univers mais au final cela été que du kiff, certaines archives sont sur youtube.

    Un combat, c’est vraiment différent. Même si tu as tout bien préparé, sur le ring, rien n'est gagné d'avance...

     

     

     

    As-tu une petite anecdote à nous raconter qui t'es arrivée dans le Hip Hop ?

    Au total, j’ai fait environ 40 dates, donc j’en ai pas mal. Mes premières dans des petites salles avec dix personnes jusqu'aux grandes salles pleines à craquer. Des raps freestyle dans les métros de plusieurs villes de France. Puis, l’arrivée des Clashs dans ma ville. Ce sont des bons moments avec mon équipe Flingoralz. Nous avons vraiment vécu une époque que les jeunes de maintenant ne connaîtront pas. Le courant et la vibe ne sont plus les même, hélas. Mais un souvenir auquel je repense souvent, c’est toujours suite à mon accident, lorsque je ne pouvais plus boxer. Alors, je passais beaucoup de temps à écrire, un jour je me suis retrouvé sur scène à faire le show sur une chaise avec mes béquilles, j’avais kiffé ce concert !

     

     Tom Wallace Cyborg Rumble Hip Hop

     

    Est ce que tu as un titre d’un album Hip Hop américain et français à faire découvrir à nos lecteurs ?

    Dur de choisir. Alors, je vais tricher un peu pour définir mon délire. Je dirai « Quiet Storm » de Mobb Deep et « Average Man » de Obie Trice pour le rap US et « C’est ça ma Vie » de SALIF et « Abattu du vécu » de Ol Kainry pour le rap Français.

    Et je finirai avec « PARDON » de moi-même, un titre qui est sur mon projet dont j’ai parlé plus haut et que je vous invite à télécharger !

    Tu veux ajouter quelques choses ?

    D’abord MERCI à Siam Fight Mag et tous les médias qui me mettent en avant, vraiment merci. Merci à mes deux Poings sans qui je n’en serai pas là. A tous mes supporters qui diffusent mes actualités, grâce à vous j’avance. Pour tous ceux qui m’apprécient, sachez que je ne compte pas changer et je vous dis à bientôt pour la suite des aventures !

    N’hésitez pas à me suivre sur ma page Facebook : Tom Wallace Cyborg,

    Twitter et Instagram : tomwallace69

    Un Grand remerciement à mes Sponsors qui croient en moi et m’accompagnent, si d’autres veulent me rejoindre, ils sont les bienvenus.Et a Dom Paoo.

    Et n’oubliez pas, il y a ceux qui parlent des autres et ceux qui font parler d’eux...

    Merci beaucoup pour cette interview et bonne chance pour tes projets !


    Tom Wallace Cyborg Rumble Hip Hop

    Tom Wallace (Champion du monde A1, Champion d'Europe WFC, Champion de France), de son vrai nomAlexis Koumetioest surnommé Cyborg, s'est un gros encaisseur et un sacré puncheur. Ses poings ont atomisé bon nombres de ses adversaires, ses larges crochets et sa boxe imprévisible font de lui un boxeur très dangereux. Il possède un palmarès de 60 combats professionnels pour 44 victoires dont 21 par KO. En 2013, il a remporté une ceinture de champion d'Europe en battant l'italien Alex Avogadro.

    Ce combattant aime faire le show avant et pendant le combat. Lorsqu'il monte sur le ring, masqué, le « Cyborg » effectue souvent une danse robotique, c'est une manière de montrer au public son autre Art, celui du Hip Hop. Car Tom Wallace est aussi un rappeur médiatique qui exerce son talent de chanteur en France depuis de nombreuses années.

    Tom Wallace a vaincu des combattants tels que Yannick Reine (KO), Alfredo Foglia (KO), Sohanne Bengana (KO), Jose Varela (KO), Cyril Jacques (KO), Kitee Nawakon (KO), Joel Ferreira (KO), Pietro Bello (KO), Dej Sitgumrang, Haydar Slama.

    En 2018, le fantasque Tom Wallace a battu le redoutable Français Célestin Mendes par KO au 1er round lors du Capital Fight et l'Algérien Yuba Amazigh par KO au gala A1 World Grand Prix en Algérie empochant ainsi une ceinture mondiale !

    Le 23 août 2018, il a combattu dans le mythique stadium du Radja à Bangkok, lors de la célèbre organisation Best Of Siam. Tom Wallace s'est incliné aux points face au Thaïlandais Janjao Sitsongpeenong qui a un palmarès impressionnant avec 260 combats pour 194 victoires.

    Le 20 décembre 2018, au Palais des Sports de Vaulx en Velin. Le Cyborg s'est imposé dans une nouvelle discipline, la boxe anglaise. Pour son premier combat professionnel en boxe anglaise, il a battu Aziz Mbao (12 combats Pros) !

    Tom Wallace a effectué son dernier combat, le 23 février 2019, à Villeurbanne, au gala Lyon Fighting Championship où il a battu en Muay Thai Mohamed Rajifi. A 34 ans, le Cyborg continu son aventure sur les rings du monde entier, il n'a pas fini de faire parler de lui !

     

     

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